| Se lever de bonne heure |
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| Écrit par Administrator |
| Samedi, 22 Février 2003 09:13 |
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Un jour Mulla a reçu des conseils de son père:
-"mon fils, tu devrais te lever de bonne heure tous les vendredi matin car c'est vraiment une chance d'en faire autant ". Mulla lui a demandé : -"donnes moi une preuve qu'il en est ainsi, père". -''certainement" a répondu le vieux, "le vendredi passé par exemple je suis sorti de bonne heure pour aller à la mosquée et en route je suis tombé sur un porte-monnaie contenant cinquante milles pièces d'argent". Mulla a alors demandé: -''mais qui t'a dit que le porte-monnaie n'était pas là déjà la veille et qu'il aurait été perdu le jeudi soir". son père a répondu: -''je suis passé au même endroit à minuit après la cinquième prière et il n y était pas, il a donc été perdu le matin même". Mulla a fini par conclure: - "eh bien mon père c'était sans doute une grande chance pour toi mais ce n'en était pas une pour celui qui a perdu le porte-monnaie ce matin-là alors ce n'est pas une chance pour tout le monde de sortir de bonne heure le vendredi matin, n'est-ce pas ?" |


Le soufisme était pour moi un mot ancien et magique m'inspirant le respect naturel que l'on a vis-à-vis d'un grand cru classé hors d'age, ou face aux trésors d'une pyramide égyptienne. Ce mot était une pièce de musée, classé d'après ma culture archéologique incertaine, quelque part entre le rayon des grandeurs passées de l'Iran et celui des joyaux de la pensée islamique. Il évoquait des cérémonies exotiques ou des individus flottant dans leurs vêtements trop larges, dansaient et chantaient jusqu'à s'envoler dans les airs ou se fondre dans l'obscurité, s'effacer. Ce mot était chargé de poésie et d'anecdotes qui avaient l'étrange propriété de résonner longtemps dans un coin de ma mémoire. Le soufisme était aussi magique qu'irréel, aussi attirant qu'inaccessible. Il avait existé certes…mais il n'était plus de ce monde.