L’amour est le chemin de l’Unité Envoyer
Écrit par Dr. Nurbakhsh   
Vendredi, 14 Janvier 2005 23:07
Qu’est-ce que l’Unité du point de vue soufi et comment la réaliser ?
Par Dr. Javad Nurbakhsh (traduit du persan par Jean Nabavian)


Les soufis considèrent qu’il n’y a qu’une seule Existence, et tout ce qui existe est une manifestation de cette Existence. Ce principe que l’on appelle communément le principe de l’Unicité de l’Existence ne relève pas simplement du domaine de la foi ou de la doctrine mais du domaine de l’expérience directe. On ne peut véritablement comprendre l’Unicité de l’Existence que par l’expérience de cette Unité au niveau le plus profond de l’être ; une expérience qui révèle la nature divine qui est en nous, et nous fait découvrir que chaque particule de l’univers est la manifestation de la Présence divine. La seule approche qui rend possible la réalisation de cette expérience est celle de l’amour. En effet, l’amour est le principe unificateur de l’univers et le seul guide auquel l’humanité peut se fier dans sa quête de la vérité. Si à son niveau le plus élémentaire l’amour peut traduire l’union affective et sentimentale entre deux êtres, à son niveau le plus sublime il englobe de façon inconditionnelle toute la création divine, et conduit à l’expérience de l’Unicité de l’Existence. Selon les soufis, l’expérience de l’Unicité abolit toutes les distinctions conventionnelles entre les différentes religions, et fait voler en éclats tous les principes, règles et lois qui divisent les hommes. L’amoureux de Dieu découvre alors qu’il n’y a jamais qu’une seule Existence qui se manifeste à travers les formes différentes et variées.

Avec la disparition de l’illusion de la réalité individuelle, l’on ne peut que constater qu’il n’y a rien d’autre que Dieu, et comme Hallaj, le soufi martyr, s’écrier ce qui semble être une expression blasphématoire : « Je suis la Vérité ».

À l’aube du XXIe siècle, nous sommes témoins d’un monde qui devient de plus en plus conscient de sa multiplicité, et qui rejette l’unité artificielle et souvent illusoire dont certains ont voulu le vêtir à différents moments de l’histoire, pour la domination raciale, religieuse, idéologique ou culturelle. Dans cette société globale, nous devons admettre un principe sur lequel les maîtres soufis ont toujours insisté, à savoir qu’il y a autant de chemins vers Dieu qu’il y a d’individus, et que tous ces chemins différents mènent au même point : la Vérité absolue qui est une et la même pour tous. Et toute autre approche partielle ou réductrice ne pourra qu’aggraver les conflits et les déséquilibres dans le monde d’aujourd’hui.

Roumi, le grand poète soufi, illustre ce point par une histoire : L’on donna à quatre hommes de pays différents, ne parlant pas la même langue, de quoi s’acheter en commun ce qu’ils voulaient. Chacun d’entre eux désirait acheter du raisin, et le dit dans sa langue qui était incompréhensible aux autres. Pensant alors qu’ils voulaient des choses différentes, chacun tente d’imposer sa volonté et ils finirent pas se disputer au sujet de cde qu’il fallait. Finalement, quelqu’un parlant toutes les langues arriva, leur acheta du raisin et mit fin à la querelle. Ainsi selon Roumi, seuls les hommes de Dieu connaissant le langage du coeur peuvent sauver l’humanité de ses divisions et antagonismes.

Bien sur, cette vision globale qui, au-delà des mots et des apparences, embrasse le sens véritable des choses, n’est pas l’apanage du soufisme et constitue la marque de toute spiritualité véritable. Krishna s’exprimant dans la Bhagavad-Gita dit : « Libérés de la passion, de la peur et de la haine, remplis de moi, et prenant refuge en moi, purifiés par le feu de la sagesse, nombreux sont ceux qui se sont joints à mon Etre. Mais quelle que soit la façon dont ils viennent à moi, je les accueille à bras ouverts, car quelque chemin qu’ils empruntent, ils seront dans ma Voie. »

L’amour est la seule voie qui puisse conduire les êtres humains à cette compréhension. C’est seulement par la force unificatrice de l’amour que l’humanité peut dépasser ses discordances et parvenir à l’état d’Unité.

C’est seulement à travers l’amour que l’on peut enfin voir que toutes les pratiques spirituelles, lorsqu’elles sont accomplies avec la sincérité de cœur, aboutissent à la même fin et remontent à la même source.

C’est encore Roumi qui a illustré dans sa merveilleuse histoire de Moise et du Berger :

Moise, au cours d’un de ses nombreux voyages à travers le désert, surprit un berger s’adressant à Dieu : « O toi qui commandes à toutes choses, implorait le berger, j’aimerais tant devenir ton serviteur pour réparer tes sandales et coiffer tes cheveux ; baiser tes petites mains délicates et masser tes petits pieds, et balayer la poussière de ta chambre. O toi à qui j’offre toutes mes chèvres en sacrifice, et toi dont le souvenir est la cause de me pleurs. »

En entendant un tel babillage, Moise réprimanda le berger et lui fit savoir qu’il faisait preuve d’infidélité en prononçant ces absurdités blasphématoires et irrespectueuses. Puis il ajouta : « Les sandales, les cheveux et de pareilles choses conviennent à quelqu’un comme toi et non à Dieu. » Il voulut éclairer le berger ignorant : « Comment de telles paroles pourraient-elles jamais convenir au Très-Haut ? Dieu n’a pas besoin de tels services. A qui donc crois-tu parler ? A quelqu’un de ta famille ? Accomplir de telles tâches peut être valable et méritoire vis-à-vis de quelqu’un comme toi, et non face à la sainteté de Dieu, qui est le Créateur et qui n’a pas été créé comme nous. Ô homme ignorant, tes pseudo prières sont irrévérencieuses et préjudiciables à la pureté de ton âme. «

Lorsque le berger entendit ces reproches venant d’un prophète de Dieu, il eut profondément honte, se repentit pour les blasphèmes qu’il avait proférés. Puis le cœur brûlant de douleur, il déchira ses vêtements et s’enfuit dans le désert.

C’est alors que Moise reçut une révélation de la part de Dieu : « Tu as éloigné de moi mon dévot ! As-tu été envoyé pour amener les hommes à l’Union, ou bien, ton but serait-il de les entraîner dans la voie de la séparation d’avec Dieu et le déséquilibre ? J’ai octroyé à chacun une façon particulière de se comporter, et une manière personnelle de s’exprimer. Ce qui, pour l’un est méritoire, peut être blâmable pour un autre. A chacun ses pratiques et ses usages. L’amour de Dieu est au-delà de toute pureté ou impureté. Je n’ai pas commandé l’adoration du divin pour en avoir un bénéfice personnel, mais mon Amour est une grâce que j’accorde à ceux qui m’aiment. Leur glorification n’ajoute rien à ma gloire ; c’est plutôt eux qui deviennent bénis et glorifiés par cette grâce. Sache que je ne regarde pas la forme extérieure des discours mais ce qu’ils recèlent à l’intérieur. Peu importe que les mots prononcés manquent de respect si le coeur est humble et pur, car le cœur est la substance qui est le seul objet de mon attention. Je désire un cœur ardent et non des mots et des concepts. Allume un feu d’amour dans ton âme, Moise, et brûle toute expression et toute pensée. Car se préoccuper de la forme extérieure des conventions et des pratiques est une chose, et faire partie de ceux dont l’être intérieur et l’esprit brûlent d’amour, en est une autre. «

Le credo de l’amour, précise Roumi, est au-delà de toutes les religions. Pour les amoureux véritables, la seule religion, la seule foi est Dieu. Moise pris de remords mais transporté hors de lui-même par Dieu qui illumina son cœur de mystères divins, partit à la recherche du berger pour lui faire savoir qu’il pouvait adorer Dieu comme son cœur ardent le désirait et que son blasphème apparent était en fait une religion véritable. Quand il le retrouva et lui dit cela, le berger s’exclama qu’il avait dépassé de telles préoccupations et qu’il baignait désormais dans l’amour divin. Le berger ajouta que le choc des reproches que Moise lui avait adressés l’avait propulsé au-delà du ciel, et qu’il avait atteint un état qu’aucun mot ne pourra jamais exprimer.

Roumi termine l’histoire en nous conseillant de ne pas oublier que l’image que l’on contemple dans un miroir n’est rien d’autre que notre propre image réfléchie dans le miroir et non l’image du miroir.

Lorsqu’il est question de Dieu, insiste Roumi, quels que soient les mots qu’on utilise pour Le glorifier, ils seront tout aussi inadéquats et peu convenables que ceux utilisés par le berger de Moise. Si nous pouvions voir les choses telles qu’elles sont en réalité, nous comprendrions immédiatement. Ainsi, se moquer ou rejeter l’adoration qu’un autre voue à Dieu, c’est faire preuve d’arrogance et d’ignorance.

Cette histoire est remarquable en bien des points : on peut y trouver une description de l’essence de la quête spirituelle de l’homme. Roumi nous dit trois choses : d’abord, que les seules provisions nécessaires sur la voie de Dieu sont l’amour et la sincérité. Deuxièmement, que ceux qui conçoivent la spiritualité à travers un autre chemin que l’amour, comme Moise dans cette histoire, provoquent inévitablement désordre et conflit dans le monde. Enfin, que le langage de l’amour est le plus profond, et beaucoup plus universel que tout autre langage connu de l’homme. Il est vrai que Moise était un prophète de Dieu, mais même pour lui, il était indispensable d’être initié aux mystères de l’amour afin de comprendre le langage du berger. Mais comment atteindre un tel état d’amour ? À ce sujet, les soufis ont cité le verset coranique : « Dieu aime les hommes, puis les hommes aiment Dieu » (V :54), pour montrer que l’amour de Dieu doit toujours précéder le nôtre. Tant que Dieu n’aime pas un dévot et ne se souvient pas de lui, il sera difficile à celui-ci de se souvenir de Dieu et de L’aimer. En même temps, les soufis citent la tradition sacrée qui dit : « Mon dévot se rapproche de plus en plus de moi, en se souvenant de moi, jusqu’à ce que Je l’aime ; et quand Je l’aime, il voit avec Mes yeux, entend avec Mes oreilles, parle avec Ma langue, saisit avec Ma main et marche avec Mes pieds. » C’est-à-dire, bien que l’amour de Dieu doive toujours précéder le nôtre, nous devons néanmoins invoquer Son nom et nous souvenir de Lui, autant que possible, si nous voulons attirer son attention sur nous. Pour les soufis, les êtres humains apprendront en dernier lieu comment aimer, en pratiquant le souvenir de Dieu. Se souvenir de Dieu, c’est se détacher de son ego afin de laisser Dieu prendre possession de l’être ; se débarrasser de son égoïsme et de son égocentrisme, et servir l’humanité sans rien attendre en retour.

Malheureusement, nous vivons dans une époque où la plupart des gens se souviennent davantage des airs à la mode, des images publicitaires et des séries télévisées que de Dieu. Toutes les valeurs de nos sociétés actuelles sont au service de la promotion de l’ego et de ses idoles. Les hommes ne sont plus des idolâtres dans le sens traditionnel du terme mais les idoles anciennes ont simplement été remplacées par nos biens matériels et par des individus, Notre objectif n’est pas de réaliser Dieu en nous-même, d’atteindre les attributs divins, mais de satisfaire nos désirs, et d’accumuler toujours plus. Alors il n’est pas étonnant de voir la montée de conflits nationaux, régionaux et ethniques dans chaque coin du monde. Il est possible que, plus qu’en toute autre époque, le manque d’harmonie extérieure dans le monde reflète le manque d’harmonie intérieure en chaque individu. Ceci découle du désir élémentaire insatisfait des hommes qui est d’aimer et d’être aimé. Nous avons oublié comment aimer et nous avons perdu de vue l’Unicité de l’Existence parce que dans notre vie quotidienne nous avons oublié comment nous souvenir de Dieu.
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Mise à jour le Vendredi, 15 Juillet 2005 22:56
 

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Dis moi ce que tu cherches ,je te dirai qui tu es : Si tu es à la recherche de la demeure de l'âme ,tu es une âme Si tu es en quête d'un morceau de pain ,tu es du pain . Si tu peux saisir le secret de cette subtilité ,tu comprendras : Chaque chose que tu recherches ,c'est cela que tu es .
- Rûmi

 
Malgré les outrages et les blames, nous restons joyeux et fidèles,
Car dans notre Voie se sentir offensé est le pire des parjures.
- Hafez

 
Un de nos frères se plaignit chez nous d'un oppresseur qui le persécutait ;
à cela , nous lui répondîmes : "Si tu désires tuer celui qui t'opprime , alors tue ton ego (nafs) , car en le tuant , tu tueras tous les oppresseurs " .
- Sheikh Al -Arabi - Darqawi

 

Le maître à qui tu te soumets se doit de te soumettre peu à peu à Dieu à travers son enseignement, et s'effacer, te laissant seul face à Dieu.
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Le soufisme, c’est s’asseoir quelques instants sans peine ni soucis, avec Dieu.
- Junayd, dans Ansari : Tabaqat 201.

 
Ne dérange pas la fourmi qui se débat pour porter un grain car elle a une âme et la douceur de l’âme est une bénédiction venant de Lui

 
Ne pense pas, toi, que de moi-même je compose mes poésies ; Quand je suis sobre et éveillé, aucuns mots je ne dis.
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(Coran, II, 152)

 
"Celui que tu vois répondre à toute question, exprimer tout ce qu'il contemple, mentionner tout ce qu'il sait, tu peux conclure à son ignorance."
- Ata-Allah al-Iskandari

 
Les seuls moments de bonheur étaient en ceux que j'ai passés aupres de l'ami
Le reste de ma vie ne fut que désolation et ignorance.
- Hafez

 
Qu’a donc trouvé celui qui T’a perdu ? Et qu’a donc perdu celui qui T’a trouvé ?
- Ibn Atâ Allah El Iskândari

 
La plupart des obstacles qui surgissent dans la voie, et qui empêchent le disciple de progresser, proviennent d'une préconception erronée du but même de la voie
- Junayd

 
La Lumière Divine tourne autour du coeur du disciple. Pour qu’un avion atterrisse, il faut que la piste d’atterrissage soit entièrement dégagée. De la même façon, si notre coeur est rempli de désirs ou de passions, la Lumière ne trouvera pas de lieu où se poser
- Shaykh Sidi Hamza al Qadiri al Boutchichi

 
Ceux qui meurent à eux-mêmes par le poignard de la soumission, renaissent à chaque instant par le monde invisible.
- Dr. Nurbakhsh

 
Le silence de la langue est un des traits ordinaires de tous les hommes spirituels et de tous les maîtres de la voie.
- Ibn 'Arabi

 
Ne désirez pas les états spirituels, les extases, l’ouverture ou les visions ! Ne désirez que la connaissance de Dieu. Le désir des hâls et des visions peut nous voiler de cette connaissance
- Sidi Hamza al Qadiri al Boutchichi

 
Les choses se trouvent cachées dans leurs opposés, et, sans l'existence des opposés, Celui qui oppose ne serait pas manifesté. 
- Ahmad Al-Alawi

 
Je peux offrir mon jardin au pillage : car je suis las des rêves interminables , las des hivers et des étés et j’ai trouvé le plus merveilleux des jardins .
- Yunus Emre

 
Ce que tu donnes est à toi pour toujours! Ce que tu gardes est perdu à jamais!
- proverbe Soufi

 
La solitude procure la "connaissance du Monde".
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Sollicité par un disciple à formuler une dernière recommandation Hallâj lui dit : " Occupe toi de ton ego , autrement il s’occupera de toi ."
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Seul par ses propres efforts, personne ne pourra se frayer un chemin vers Dieu. Mais c'est la grace divine qui te transportera jusqu'à Son royaume.
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 La soumission, c'est aussi avoir la certitude que le moindre mouvement dans la création dépend de la volonté de Dieu qui est la bonté absolue et l'absolue bonté, et que tout ce qu'Il fait est bon et juste.
- Dr. Nurbakhsh

 
Ah !", est-ce moi, est-ce Toi ? Cela ferait deux dieux. Loin de moi, loin de moi la pensée d'affirmer "deux"! - Hallaj

 
" L'optimisme vient de Dieu, le pessimisme est né dans le cerveau de l'homme. "
- Proverbe soufi

 
 Même si le nafs te suggère de pratiquer le jeune et la prière, c'est encore par perfidie car il est habile et perfide.
- Roumi

 
 La soumission consiste à accepter dans la joie les difficultés et les afflictions qui viennent de Dieu, car il faut se soumettre à la volonté divine.
Dr. Nurbakhsh

 
Peu importe
D'où vient l'amour,
A la fin
Il nous mène au Roi.

- Roumi

 
Jamais n'atteindra la vraie liberté celui en qui il y a encore un reste d'égoïsme .
- Abou Madyan

 
Lorsque les grands de la voie parlent, c’est en état de ferveur, d’ivresse et de non-conscience du moi. Quand ils sont sobres, ils se taisent.

 
Pour toute chose , d'abord on cherche puis on trouve ,alors qu'il s'agit de Dieu, d'abord on trouve puis on cherche .
- Ansâri

 
Vous ne pourrez donner du bonheur à personne, au moyen de votre richesse ; aussi, faites-le, en ayant une expression agréable et une bonne humeur.
- Le Prophete Muhammad dans Qushayri : al-Risalat al-Qushayriyya, 243.

 
Celui qui s’abaisse, Dieu l’élève
-

 
Où que tu te tournes, là est la Face de Dieu
- Coran

 
Nuire aux créatures de Dieu tourmente la conscience et perturbe la santé psychique de l’individu. Aussi en la matière, celui qui nuit est toujours perdant.
Sois attentif donc je ne jamais nuire à aucune créature.
- Dr. Nurbakhsh


 
Le soufisme c’est le souvenir de Dieu, puis l’extase, puis ni ceci ni cela.
- Junayd, dans Attar, Tadhkirat 441.

 
Au lieu de critiquer ou de faire la guerre à ceux que tu juges comme hérétiques et infidèles, combat les désirs de ton nafs si tu es un homme.
- Saadi

 
O Soufi!
Puisque le Tout est l'Unique et que l'Unique est le Tout, efforce-toi d'aimer et de servir le tout, afin que tu parviennes a aimer l'Unique (la Vérité).
- Dr. Nurbakhsh

 
Bien aimé, tu ne peux Me traiter avec équité, car si tu te rapproches de Moi c'est parce que je me suis rapproché de toi .
- Ibn el Arabi

 
Si tu veux savoir quelle place tu occupes chez Dieu , regarde quelle place Dieu prend dans ton cœur .
- Adage soufi

 
Je suis toujours stupéfait de voir quelqu'un désirer un cheval alors qu'il n'a pas encore commencé à remercier Allah pour sa nourriture et ses vêtements ...
- Abu Muhammad Abdallah al- Qattân

 
Mon cœur est devenu capable de toutes les formes. Une prairie pour les gazelles, un couvent pour les moines, un temple pour les idoles, une Ka’ba pour le pèlerin, les tables de la Torah, le livre de l’Amour, et quelque direction que prenne sa monture, l’Amour est ma religion et ma Foi
- Ibn Arabi

 
"Bien étrange est celui qui a en horreur l'autre. Le détester revient à en faire un proche car celui que tu crois éloigner envahit ton cœur lorsque tu l'évoques."
-Al Muhassibi

 
Mourez avant que vous mouriez.
- Hadith du Prophète

 
Les oiseaux qui s’échappent de la cage n’atteindront pas tous la portée impalpable de l’essence, mais cela ne sera possible que pour ceux qui auront d’abord tenter de s’envoler.
- Dr. Nurbakhsh

 
Pour une créature, implorer le secours d'une autre créature, c'est agir comme un prisonnier qui appelle à l'aide un autre prisonnier."
-Hamdun

 
"Le cheikh te purifie...Il est impossible d'apprendre un métier tout seul. Une bougie s'allume au contact de la flamme d'une autre bougie. Si elle ne s'en approche pas elle restera éteinte."
-Sultan Valad

 
Agis en sorte que tu sois une miséricorde pour les autres , même si Dieu a fait de toi une épreuve pour toi même .
- Junayd

 
Chaque disciple est un antidote pour un autre disciple. Chacun est fort sur un point où l’autre est faible et peut ainsi l’aider à surmonter des difficultés
- Sidi Hamza al Qadiri al Boutchichi

 
 La soumission, c'est ne pas mettre en cause des aspects de la création divine et voir dans sa propre ignorance la source de telles suspicions.
- Dr. Nurbakhsh

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Le Dhikr, archétype de transformation
Par Lewellyn Vaughan-Lee


Son plus grand nom

Le dhikr est la répétition d'un nom ou d'une phrase sacrée. Ce peut être la shahada, "La ilaha illa'Llah", mais c'est le plus souvent l'un des noms ou attributs de Dieu. On dit qu'il existe 99 noms de Dieu, mais le plus élevé est le nom Allah qui contient tous Ses attributs divins.
Lorsque Abû Sa'id Abe'l-Khayr entendit le verset du coran "Dit Allah! et puis laisse-les s'amuser dans leur égarement" (Coran 6:91), son cœur fut bouleversé (Nicholson 1921, p.10). Il abandonna ses études et se retira dans la niche de la chapelle de sa maison, où pendant sept ans il répéta "Allah! Allah! Allah!....jusqu'a ce qu'enfin tous les atomes de mon corps se mirent à répéter, Allah! Allah! Allah!"
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