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Samedi, 01 Mai 2004 22:44
L’alchimie de la voie par Jeffrey Rothschild
(SUFI Mag n° 49 printemps 2001 )
Je roulais sur la L.I.E à quinze kilomètres - heure au-dessus de la vitesse habituelle ici ( laquelle est déjà vingt-cinq kilomètres - heure au-dessus de la vitesse autorisée ) car j’étais en retard à la réunion du dimanche soir qui avait lieu à la maison des soufis de Manhattan. La L.I.E, pour ceux qui ne connaissent pas New-York, signifie la Long Island Expressway, une grosse autoroute à plusieurs voies allant vers l’est, partant du tunnel du Queens- centre ville de Manhattan jusqu’à l’océan Atlantique au bout de long Island.
Devant moi sur la voie de gauche roulait un S.U.V ( utilitaire ou 4-4 ?), un énorme bouffeur d’essence, monstruosité égoïste dont la prédominance sur les routes Américaines m’a conduit à l’appeler la moisissure (fungus). Une blonde décolorée proche de la trentaine conduisait cette moisissure-là à soixante-cinq kilomètres – heure à peine, inconsciente ou indifférente au fait qu’elle était sur la voie la plus rapide bloquant cinq ou six voitures à la queue derrière elle et bavardant tranquillement sur son portable qui semblait greffé à son oreille. (Au- moins, elle n’était pas en train de se remaquiller comme je l’avais vu la fois précédente.) En me plaçant sur la voie du milieu pour la dépasser, je contenais une envie irrésistible de la klaxonner et de lui faire un bras d’honneur. Seul le fait d’être sur le chemin de la réunion soufie m’arrêta.
Je me frayai un passage par la voie de droite restée libre et soi-disant réservée aux véhicules lents car je remarquais sur la voie du milieu un Trans-Am ( bus ou voiture ?) rouge sang (fire-red Trans-Am) collant une BMW noire de Jais conduite par un cadre bavardant également sur son portable, indifférent à tout et à tout le monde autour de lui. À travers les vitres teintées du Trans-Am, on pouvait voir le conducteur agé d’une vingtaine d’années insulter copieusement et furieusement son homologue de la BMW.
L’espace d’un instant, je crus qu’il heurterait l’arrière de la BMW qui n’était plus qu’à quelques centimètres maintenant. Puis il se laissa distancer et donna un violent coup de volant à droite se retrouvant ainsi sur ma voie sans vraiment regarder, me frôlant et m’obligeant à piler pour éviter un accident. Assemblée soufie ou pas, cette fois je ne pouvais plus me contrôler; après avoir klaxonné, je sortis mon bras par la fenêtre et lui fit un bras d’honneur. Mais trop occupé à manœuvrer pour retrouver la voie du milieu, ( certainement à la recherche d’une revanche sur le conducteur de la BMW) il ne remarqua pas mon geste.
En arrivant à la maison des soufis, j’étais dans un terrible état. Je descendis la onzième rue sans trouver de place ; je sentais mon état empirer. Sur la Greenwich Avenue, alors que je ralentissais et regardais autour de moi, un taxi surgi de nulle part faillit me percuter. Je me mis sur le côté pour me calmer quand j’aperçus une place libre une rue plus loin. Soudain, deux voitures se précipitèrent et tentèrent de s’y garer en même temps. En un éclair, les deux conducteurs sortirent de leurs véhicules, s’invectivèrent nez à nez pour presque en venir aux mains. Une journée banale dans une grande ville…
Plus tard, cette nuit-là, lorsque je revoyais les évènements de la journée, surtout le parcours New-Yorkais, je me demandai comment des gens raisonnables pouvaient encore douter de l’existence de Dieu. Selon la science moderne, l’Homo sapiens, le dernier spécimen d’être humain, est apparu, il y a cinq cent mille ans. Comment expliquer que nous, les humains, si égoïstes, ignorants, cupides, violents et vindicatifs, avons pu survivre sans la miséricorde et la grâce d’un être suprême qui nous protégea malgré nous tout ce temps. Sans cela, nous nous serions déjà auto- détruits depuis des milliers d’années.
La vérité, bien sûr, est que cette observation est née de la colère et du dégoût que m’inspire mon compagnon humain ainsi que la plus grande partie de moi-même lorsqu’ils exhibent des caractéristiques aussi affreuses. Ceci toutefois, me conduit à un autre constat véritable et précieux : Que la prédominance de ces caractéristiques négatives chez l’homme moderne ne constituent pas une manifestation inhérente à notre nature humaine mais plutôt à la civilisation elle- même. Nous ne sommes pas du tout égoïstes, ignorants, cupides, violents et vindicatifs par nature mais nous avons plutôt été construits de cette façon par la société dans laquelle nous vivons, par la civilisation moderne : « Une civilisation qui d’un point de vue extérieur hisse les êtres humains vers les plus hauts sommets et qui dans le même temps rabaissent leurs qualités intérieures à un niveau inférieur à celui des animaux. » (Nurbakhsh 1996, p 14 )
Pour comprendre pourquoi il en est ainsi, considérons ce que la vie a été, il y a de cela un million d’années. Présumons donc que les êtres humains de cette époque n’étaient en fait pas si différents de ceux d’aujourd’hui. Comment les gens auraient pu se lier et s’assister mutuellement en étant égoïstes et obtus ? Un être humain accompagné uniquement par son partenaire et des enfants n’aurait eu que cette famille sur laquelle compter. Réalisons quelle charge extraordinaire ça aurait été d’essayer de survivre, surtout la nuit, quand il était indispensable de rester éveillé et d’entretenir un feu jusqu’au petit jour par exemple. Une communauté de vingt ou trente personnes aurait allégé cette charge en exécutant cette tâche à tour de rôle nuits après nuits.
Il en aurait été de même pour les repas, la chasse, l’agriculture, la construction et pour une multitude d’autres tâches essentielles. Les êtres humains seuls ou isolés en familles mononucléaires en raison de leur égoïsme et de leur peur n’auraient jamais survécu dans les conditions rudimentaires qui prévalaient, il y a des centaines de milliers d’années. Sans même parler de développement, survivre dans de telles conditions, n’eut été possible que si les êtres humains eurent été capables de partage, de don de soi, d’ouverture et de prévenance envers les autres.
Voilà pourquoi le docteur Javad Nurbakhsh, ( maître soufi de l’ordre Nimatollahi) décrit dans ses écrits sur la nature de la chevalerie (jawânmardî) : « Bienveillance, don de soi, dévotion, aide aux plus démunis et aux plus faibles et bonté envers tous les êtres vivants. » ( 1996, p 13 ) Nous pouvons lire cela comme une référence, un but futur vers lequel on tend et que nous nous efforçons de réaliser. Mais cela peut également faire référence au passé, à la réalité intérieure originelle de chaque être humain.
Malheureusement, au fur et à mesure que le millénaire passait, que la société se complexifiait, ces nobles qualités commencèrent à s’effacer au profit de caractéristiques plus négatives que nous connaissons trop bien aujourd’hui. Toutefois, je voudrais suggérer que l’objectif de nombreuses voies spirituelles qui sont apparues et qui ont évolué au cours de l’histoire humaine, a été d’affronter cet état des choses : de retrouver et de réveiller ce qui a été perdu, cette nature primordiale en grande partie oubliée maintenant, qui caractérise vraiment les êtres humains créés qu’ils sont à l’image de Dieu. Une certaine alchimie de la voie.
Pour ceux qui sont sur la voie spirituelle aujourd’hui, le problème est de savoir comment se libérer soi même des influences négatives de la civilisation moderne quand tout dans cette civilisation encourage et récompense l’égo, renforçant les attitudes que nous cherchons justement à éliminer. Suivre une voie spirituelle a toujours été difficile car jamais auparavant les influences négatives d’une civilisation n’ont été aussi puissantes, aussi totalement renfermante ( all-encompassing) qu’actuellement, s’immisçant insidieusement dans chaque aspect de la vie et de l’expérience humaine, empoisonnant la spiritualité elle-même. De plus par le passé, même si la société ne pouvait pas adopter ceux qui suivaient une voie spirituelle, un certain nombre de soutiens culturels et une reconnaissance existaient pour les assister : Maintenant, même cette assistance minimum est défaillante. Dans le monde moderne, ceux qui veulent pratiquer le don de soi, la considération et la bonté envers les autres, l’aide aux pauvres et aux exclus sont vécus au mieux comme des niais (suckers) au pire comme des cibles (targets).
Les disciples sincères de la voie spirituelle savent que ces choses vont de pair : La voie est pour la plus part une course solitaire et l’a toujours été. Mais la prise en compte de cette réalité ne rend pas la voie plus facile à suivre pour autant.
Alors que faire ?
Bien que ce soit dur à accepter, la réponse est, je présume : Rien. Les choses de la vie sont sur la voie spirituelles certainement ce que Dieu veut qu’elles soient.
Reste à savoir si la société et la civilisation elle-même, voudront un jour changer, de façon à nous faire redécouvrir plus facilement notre nature primordiale. Peut-être cela dépendra-il à la fin, au moins en partie, de ceux qui suivent la voie. Je voudrais terminer avec les mots du docteur Javad Nurbakhsh : « Les soufis doivent se considérer comme les porte-drapeaux de l’humanisme et de la tradition de la chevalerie dans le monde actuel, et ne doivent pas permettre à la civilisation moderne de détruire les nobles qualités humaines…
Dans le monde matérialiste d’aujourd’hui, les soufis doivent s’efforcer de devenir des exemples par leurs qualités humaines afin d’inciter et encourager les autres à tendre vers de telles valeurs qui sont le privilège de l’espèce humaine.
Les soufis doivent montrer aux autres les effets et les résultats du paradis spirituel qu’ils ont pu découvrir sur la voie soufie pour qu’en comparaison, chacun se rende compte de la fadeur et du peu de valeur de son paradis matériel. »( p 14 )
Références
Nurbakhsh, Dr. Javad. 1996. Discourses on the sufi Path. London : Khaniqahi Nimatullahi publications.
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"Servir les autres est la plus difficile des formes de dévotion et celle qui contient la part la plus importante d'humilité. Si l'homme se fait humble pour Allah et qu'il devient utile aux autres, il s'abaisse pour les autres et s'élève par Lui."
- Al Muhassibi

 
Le message fondamental du soufisme est qu’il faut devenir esclave de l’Amour car tel est le vrai but. Et, telle est l’unique occupation de ceux qui possèdent un cœur.
- Dr. Nurbakhsh

 
Les oiseaux qui s’échappent de la cage n’atteindront pas tous la portée impalpable de l’essence, mais cela ne sera possible que pour ceux qui auront d’abord tenter de s’envoler.
- Dr. Nurbakhsh

 
Qu’a donc trouvé celui qui T’a perdu ? Et qu’a donc perdu celui qui T’a trouvé ?
- Ibn Atâ Allah El Iskândari

 
Ah !", est-ce moi, est-ce Toi ? Cela ferait deux dieux. Loin de moi, loin de moi la pensée d'affirmer "deux"! - Hallaj

 
Mon cœur est devenu capable de toutes les formes. Une prairie pour les gazelles, un couvent pour les moines, un temple pour les idoles, une Ka’ba pour le pèlerin, les tables de la Torah, le livre de l’Amour, et quelque direction que prenne sa monture, l’Amour est ma religion et ma Foi
- Ibn Arabi

 
O toi! Ame apaisée Retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée
- Coran 89, 27-28

 
Tu n'es qu'une bulle d'écume dans ce fleuve battu par la tempête; une fois que tes yeux seront ouverts le monde t'apparaîtra un rêve .
- Mohammad Taqî MÎr

 
Le soufi est celui qui a dépassé toutes les stations et les états spirituels. Il les foule tous du pied, parce qu’ils sont tous rassemblés dans son propre état mystique.
- Sirvani, dans Jami : Nafahat al-uns, 227

 
Ne frappe ni juif, ni chrêtien, ni musulman, mais frappe ta propre âme (nafs) et ne cesse pas de la frapper jusqu'à ce qu'elle meure...et ne mentionnez les gens qu'en bien car "n'a pas de gratitude envers Dieu qui n'a pas de gratitude envers les hommes" comme dit le Prophète -Darqawi

 
Bonne humeur et caractère se manifestent dans un visage enjoué, un don généreux, et dans le fait que l’on s’abstient d’imposer ses problèmes aux autres.
- HASAN AL-BASRI dans Nurbakhsh : Hasan Basri, 174

 
Sollicité par un disciple à formuler une dernière recommandation Hallâj lui dit : " Occupe toi de ton ego , autrement il s’occupera de toi ."
- Hallâj

 
O Soufi!
Puisque le Tout est l'Unique et que l'Unique est le Tout, efforce-toi d'aimer et de servir le tout, afin que tu parviennes a aimer l'Unique (la Vérité).
- Dr. Nurbakhsh

 
Les raisonneurs sont le point,
Du compas de l'existence,
L'amour sait qu'ils ne font que tourner,
En rond dans le cercle.
- Hafez

 
Je m'étonne de celui qui occupe son esprit à quelque chose dont le gouvernement appartient à un autre .
- Harrâlî

 
J’ai fait la paix avec tout le monde, décidé à ne jamais faire la guerre a personne, et j’ai déclaré la guerre à mon soi, et je n’ai depuis lors jamais fait la paix avec lui.
- KHARAQANI dans Attar : Tadhkirat, 684

 
L'étourdi pense le matin à ce qu'il fera dans la journée; l'homme raisonnable pense à ce que Dieu fera de lui.
- Ibn' Ata' Allah

 
Ce qui est de l'athéisme pour la société
est religion pour nous;
Le goût amer de ce monde
A notre palais est doux.
- maghrebi

 
Je peux offrir mon jardin au pillage : car je suis las des rêves interminables , las des hivers et des étés et j’ai trouvé le plus merveilleux des jardins .
- Yunus Emre

 
Servir les autres c’est servir Dieu et si tu aimes Dieu sers ses créatures. Sois vigilant car dans cette voie, rendre quelqu’un heureux vaut mille fois le fait de passer jour et nuit en prières et invocations déplacées.
Dr. Nurbakhsh

 
Je veux ne pas vouloir , afin que ce soit Toi seul qui veuilles, comme tu le faisais avant mon existence vile .
- Bayazîd Bîstâmî

 
Aime toutes les créatures de Dieu, souviens-toi de leur bonté et oublie leurs défauts et méchancetés afin d’atteindre, en ce monde même, le paradis spirituel.
- Dr. Nurbakhsh

 
Je suis joyeux et content dans ce monde,
Car le monde est joyeux et content de Lui.
Je suis amoureux de tout l'univers,
Car l'univers Lui appartient.

- Sa'di

 
Je suis toujours stupéfait de voir quelqu'un désirer un cheval alors qu'il n'a pas encore commencé à remercier Allah pour sa nourriture et ses vêtements ...
- Abu Muhammad Abdallah al- Qattân

 
Lorsque les grands de la voie parlent, c’est en état de ferveur, d’ivresse et de non-conscience du moi. Quand ils sont sobres, ils se taisent.

 
Il n’est pas soufi celui qui ne considère pas le genre humain comme sa propre famille.
- Shibli dans Attar

 
Le printemps brille partout de la même façon . Mais dans un lieu il fait croître les épines, et dans un autre des fleurs .
- Sultân Valâd

 
Où que tu te tournes, là est la Face de Dieu
- Coran

 
L’objectif principal du soufisme est de quitter le monde du "je" et "tu" pour atteindre le monde de Dieu.
- Dr. Nurbakhsh

 
Prétendre prier par pure dévotion , comme si l'on avait rien à demander à Dieu ,est de la prétention . Il faut demander non pas pour obtenir , mais pour témoigner notre dépendance à l'égard de Dieu .
- Ibn Abbâd de Ronda

 
La Lumière Divine tourne autour du coeur du disciple. Pour qu’un avion atterrisse, il faut que la piste d’atterrissage soit entièrement dégagée. De la même façon, si notre coeur est rempli de désirs ou de passions, la Lumière ne trouvera pas de lieu où se poser
- Shaykh Sidi Hamza al Qadiri al Boutchichi

 
" L'optimisme vient de Dieu, le pessimisme est né dans le cerveau de l'homme. "
- Proverbe soufi

 
Le soufi peut jouir de tous les biens matériels du monde mais il doit se garder d'en etre intérieurement dépendant.
- Javad Nurbakhsh

 
Nuire aux créatures de Dieu tourmente la conscience et perturbe la santé psychique de l’individu. Aussi en la matière, celui qui nuit est toujours perdant.
Sois attentif donc je ne jamais nuire à aucune créature.
- Dr. Nurbakhsh


 
"Le cheikh te purifie...Il est impossible d'apprendre un métier tout seul. Une bougie s'allume au contact de la flamme d'une autre bougie. Si elle ne s'en approche pas elle restera éteinte."
-Sultan Valad

 
Ne cherchez pas la vérité, cherchez d'abord à vous purifier
- Shaykh Sidi Hamza al Qadiri al Boutchichi

 
Pour parcourir la voie soufie, il faut cheminer avec amour et faire le plein de la seule provision indispensable: la constance.
- Javad Nurbakhsh

 
Le soufisme, c’est s’asseoir quelques instants sans peine ni soucis, avec Dieu.
- Junayd, dans Ansari : Tabaqat 201.

 
Le tourment du cœur du derviche, c’est la cérémonie et la pompe.
- Isfarayini, Kashif al-asrar, 34

 
Le programme du soufi pour arriver à l’unité absolue, c’est premièrement le zekr et deuxièmement le service, l’affection et la compassion envers les êtres humains, sans attendre de rétribution de Dieu ou des êtres humains.
- Dr. Nurbakhsh

 
Point et cercle, goutte et océan, Tous sont uns ; C’est l’adorateur du moi qui a construit cet égo.
 - Sa’ib Tabrizi


 
Tu te souviendras de tout coeur de Bien-Aimé, quand tu auras oublié le monde d'ici-bas et celui de l'au-delà.
- Shah Nematollah

 
Si vous voyez un derviche angoissé, agité, et plein de souffrance alors on peut dire qu’il n’aura pas fait un grand parcours sur le chemin du soufisme.
- Dr. Nurbakhsh

 
Celui qui voit un défaut en l’autre ne voit en fait que l’un de ses propres défauts. Soyez les gardiens de votre coeur et rendez le propre et pur comme un lieu de prière !
- Sidi Hamza al Qadiri al Boutchichi

 
 La soumission, c'est aussi avoir la certitude que le moindre mouvement dans la création dépend de la volonté de Dieu qui est la bonté absolue et l'absolue bonté, et que tout ce qu'Il fait est bon et juste.
- Dr. Nurbakhsh

 
Pour le soufi l'or et l'argile se valent .
- Tustarî

 
Tant que tu es toi, tu es dépressif et angoissée ; alors tu dois quitter le monde de l’ego et ainsi ta dépression et tes angoisses disparaîtront
- Javad Nurbakhsh

 
"S’abstenir des choses, c’est surestimer leur puissance et cela vient du voile qui vous cache Dieu; car si vous Le contempliez dans les choses, ou avant, ou après les choses, elles ne vous Le cacheraient pas. Si vous pouviez voir leur existence comme émanant de Lui, leur existence ne vous Le cacherait pas. La seule chose qui s’interpose entre vous et Celui que vous adorez, c’est la joie pour ce que vous possédez et le regret pour ce que vous ne possédez pas"
- al ‘Arabi ad-Darqawi

 
Dis moi ce que tu cherches ,je te dirai qui tu es : Si tu es à la recherche de la demeure de l'âme ,tu es une âme Si tu es en quête d'un morceau de pain ,tu es du pain . Si tu peux saisir le secret de cette subtilité ,tu comprendras : Chaque chose que tu recherches ,c'est cela que tu es .
- Rûmi

 
 La soumission, c'est ne pas mettre en cause des aspects de la création divine et voir dans sa propre ignorance la source de telles suspicions.
- Dr. Nurbakhsh

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Dans le cercle des soufis :la nature du Sama

Extrait de SUFI Journal N°37

Lorsque le soufi se libère de l’emprise de son nafs (moi, égo), lorsque l’amant devient sincère, chaque son devient pour lui un appel de Dieu. Chaque mélodie est un signe du Bien-aimé. La retraite spirituelle, l’assemblée des soufis, la solitude ou la foule, tout ceci ne signifie plus rien à ses yeux. Quel que soit l’endroit, quel que soit l’état, il voit uniquement la manifestation de la beauté divine et n’entend que les sons harmonieux du Bien-aimé.
- Dr Javad NURBAKHSH

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